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Faux investissements dans l’or : NSP Avocats intervient dans un reportage diffusé sur TF1

Voici un extrait de notre passage dans le reportage de TF1 – Grands Reportages consacré aux faux investissements dans l’or.
Le reportage complet de TF1 – Grands Reportages peut être visionné ici :
Ce n'est pas une nouvelle de dire que, depuis plusieurs années, l’or attire de nouveau fortement les épargnants. Dans un contexte d’incertitudes économiques, d’inflation et de tensions géopolitiques, il est souvent présenté comme une valeur refuge. Le World Gold Council indique que le prix de l’or a atteint 53 nouveaux records historiques en 2025, avec un prix moyen annuel en hausse de 44 % par rapport à l’année précédente. Reuters relevait également, en janvier 2026, que l’or avait franchi pour la première fois le seuil symbolique des 5 000 dollars l’once.
Mais cet engouement attire aussi les fraudeurs…
C’est dans ce contexte que notre cabinet, spécialisé dans la défense des victimes d’escroqueries aux faux placements sur internet, a été contacté par l’équipe de l’émission TF1 – Grands Reportages, dans le cadre d’un sujet consacré à la nouvelle ruée vers l’or et à certaines dérives liées aux offres d’investissement en ligne.
Dans le reportage, il est notamment question d’un couple de retraités français, clients de notre cabinet, qui pensait investir dans l’or après avoir visionné sur internet une vidéo mettant en scène une personnalité française connue, Élise Lucet. Dans cette vidéo, elle semblait expliquer comment diversifier son épargne et profiter de la hausse du prix de l’or.
Il s’est avéré qu’il s’agissait d’une fausse vidéo générée par intelligence artificielle, appelée deepfake. Ce procédé permet de créer ou modifier une vidéo afin de faire croire qu’une personne réelle tient des propos qu’elle n’a jamais tenus. Utilisé dans un contexte frauduleux, il devient un outil extrêmement dangereux de manipulation.
Après avoir été rassurées par cette fausse vidéo, les victimes ont été contactées par un prétendu conseiller, qui les a incitées à ouvrir un compte sur une plateforme présentée comme régulée. En réalité, la situation était beaucoup plus opaque. La plateforme concernée appartient à un groupe plus large dans lequel certaines entités peuvent être régulées, mais celle utilisée pour les investissements des victimes ne l’était manifestement pas. Plus encore, au cours des derniers mois, cette structure a changé à plusieurs reprises de juridiction d’enregistrement, passant notamment par des territoires offshore tels que les Bermudes, Anguilla, les Îles Marshall puis les Îles Vierges britanniques.
Le schéma décrit par les victimes est classique pour ce type d'affaires. Pendant une première période, le compte affiche des gains. La victime est encouragée à investir davantage. Puis, soudainement, le compte s’effondre. Les prétendus conseillers expliquent alors cette perte par de “mauvais placements”, un manque de chance ou des variations de marché, alors même que chaque opération avait été recommandée par eux.
Il s’agit d’une mécanique redoutable, difficile à détecter pour une personne non avertie. Les fraudeurs utilisent des pseudonymes, des interfaces professionnelles, des discours techniques et parfois même l’image de personnalités publiques pour instaurer une confiance.
Cette affaire ne concerne pas seulement un couple isolé. De nombreuses victimes décrivent une expérience similaire avec cette ,ê,e plateforme. Une plainte collective a été déposée, et d’autres personnes continuent encore aujourd’hui à se manifester auprès de notre cabinet après avoir connu le même parcours.
En participant à ce reportage, nous avons voulu contribuer à mieux informer le public et à alerter sur ces mécanismes frauduleux. Les escroqueries aux faux placements deviennent de plus en plus sophistiquées. Elles s’appuient sur l’actualité économique, sur l’attrait pour des actifs comme l’or, mais aussi sur les nouveaux outils technologiques, notamment l’intelligence artificielle.
Face à ces situations, il est essentiel de conserver les preuves, de documenter les échanges, les virements, les captures d’écran de la plateforme et l’identité des interlocuteurs, puis d’envisager les recours possibles contre les différents acteurs impliqués.
Pour plus d’informations ou si vous pensez être concerné par une situation similaire, n’hésitez pas à contacter notre cabinet.